Aider et accompagner, coûte que coûte

Aider et accompagner. Les derniers mois ont été éprouvants, pour toutes et tous. Mais pour les plus défavorisés, la pandémie Covid-19 et le confinement ont eu des implications bien au-delà des enjeux sanitaires. La perte d’un emploi déjà précaire, l’insalubrité d’un logement devenu intolérable alors que chacun devait rester chez soi… Pour toutes ces personnes, de nouveaux besoins sont apparus : un soutien alimentaire, en premier lieu, mais aussi un soutien scolaire pour les plus jeunes, un soutien professionnel ou un soutien humain, tout simplement.

La continuité de l’action, un impératif immédiat

Depuis le 17 mars et l’annonce du confinement, Break Poverty et ses partenaires se sont mobilisés pour aider et accompagner un maximum de familles vulnérables sur ces nouveaux besoins. Avec un impératif : ne laisser personne sur le côté.

A Romans-sur-Isère, le soutien alimentaire et social est le cœur de mission de l’épicerie Sociale et Pédagogique, association soutenue par Break Poverty. Les bénéficiaires se rendent habituellement au local de l’association et peuvent faire leurs courses à moindre prix suivis par un bénévole qui les accompagne sur un projet à long terme de sortie de la pauvreté.

Pourtant, pendant le confinement, impossible d’accueillir les familles défavorisées dans le local exigu de l’association. Les bénévoles et salarié-e-s ont donc organisé des permanences devant leurs locaux. En quelques semaines, pas moins de 650 paniers alimentaires ont été distribués aux familles en difficulté. Quelques semaines après le déconfinement, l’épicerie reprend progressivement ses activités pour préparer une rentrée qui sera toute particulière.

#Connexion d’Urgence : prévenir le décrochage, quoiqu’il en coûte

En région parisienne, l’association Le Rocher a également fait figure d’exemple. Cette association, implantée dans les quartiers prioritaires de plusieurs grandes métropoles françaises, a immédiatement adapté ses activités. Bénéficiaires de l’opération #ConnexiondUrgence portée par Break Poverty, l’association a pu recevoir et redistribuer des dizaines d’ordinateurs et des connexions internet aux jeunes de leurs quartiers qui, faute d’équipement, avaient perdu tout lien avec l’école. En complément de cet équipement, 400 bénévoles ont réalisés près de 10 000 heures de tutorat. Objectif : que chaque jeune en difficulté puisse bénéficier d’une heure quotidienne de tutorat individuel.

Au total, plus de 16 000 ordinateurs ont été distribués à des jeunes comme ceux suivis par le Rocher. Derrière cette opération, l’enjeu est de taille : prévenir à tout prix une vague massive de décrochage scolaire qui pourrait condamner ces jeunes.

Et maintenant ?

La mobilisation de Break Poverty se poursuit pendant l’été, grâce notamment à de nouveaux dispositifs mis en place. C’est le cas par exemple des vacances apprenantes : du 4 juillet au 31 août, les jeunes qui ne partent pas en vacances pourront être accueillis dans les écoles soutenues par notre organisation. Au programme : activités culturelles, renforcement scolaire pour rattraper le retard du confinement et activités sportives.

La rentrée s’annonce difficile pour un grand nombre de familles vulnérables. Nos équipes sont d’ores et déjà prêtes pour lancer de nouveaux programmes, notamment à destination des jeunes défavorisés. En septembre, Break Poverty lancera donc de nouveaux programmes dans de nombreuses villes : Nantes, Béthune, Bordeaux, Villefontaine, etc. Avec en tête, toujours le même objectif : n’abandonner aucun jeune.



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