L’école primaire, un levier stratégique contre les inégalités sociales : notre étude est lancée ! 

La 7ème puissance mondiale est aujourd’hui l’avant dernière de l’OCDE en matière d’égalité des chances. Le poids du déterminisme social continue de tracer les destins des 3 millions d’enfants pauvres, dont l’avenir se joue, en partie, dès les premières années de vie.

Berceau du déterminisme social, l’école primaire – qui accueille aujourd’hui 6,3 millions d’élèves – est un lieu décisif dans la construction des trajectoires. En effet, les résultats obtenus à la fin du collège sont déterminés à plus de 80% par ceux obtenus au primaire !

Dès l’école maternelle, on observe un écart de performance de plus de 10% entre les élèves défavorisés et favorisés en mathématiques et en français. A l’issue du CM2, ces écarts ont presque doublé et sont particulièrement problématiques dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville où près d’un enfant sur deux est en difficulté ! Moindre maîtrise du langage, difficultés à s’adapter aux attentes scolaires, perte de confiance : les obstacles s’accumulent et produisent un effet boule de neige. Résultat ? Les enfants d’ouvriers ont trois fois moins de chance de faire des études supérieures que les enfants de cadres et près de dix fois moins de chances d’obtenir un master !

Malgré tout, ce cela n’est pas irrémédiable et agir au primaire permet de changer les choses ! Face à ce constat, nous lançons une étude stratégique pour identifier des solutions concrètes pour réduire les inégalités scolaires au primaire. Reposant sur l’analyse de 80 études, d’une centaine d’activités d’associations engagées et la réalisation d’un cinquantaine d’entretiens, nous y dessinerons des recommandations de politiques publiques et de futurs projets pilotes permettant de changer la donne.