La Fondation Break Poverty : chercher à réduire la pauvreté en luttant contre le décrochage scolaire et le déterminisme social chez les jeunes

Break Poverty

Suite à la publication du rapport pauvreté ATD Quart-Monde et Secours Catholique, il apparaît important de s’intéresser à l’exemple de la Fondation Break Poverty. Les chiffres sont alarmants : notez ces deux là :  26 % des ménages de moins de 30 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté et 100 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire.

C’est donc à ce fléau de la pauvreté chez les plus jeunes que la Fondation Break Poverty a décidé de s’atteler autour de 4 domaines d’intervention, le Soutien à la petite enfance, la Prévention du décrochage scolaire, l’insertion professionnelle, et le soutien à la parentalité. 

Tout cela grâce à une solution innovante « la dotation d’action territoriale ».
 
Elle est innovante, car elle propose aux territoires et aux entreprises une solution clef en main. Qui répond à deux constats : premièrement les entreprises utilisent de manière très ponctuelle le levier du mécénat et quand elles le font, c’est plus sur des axes écologiques ou en lien avec leur activité que sur le plan social. 

Deuxièmement les territoires qui ont conscience de ces problématiques sociales soutiennent et accompagnent les associations, mais sans ciblage spécifique ni études d’impact.

Assez simplement dans un premier temps Break Poverty réalise un diagnostic territorial permettant de cibler les principaux besoins, puis sélectionne des projets et des associations susceptibles d’y répondre. Ensuite elle mobilise les entreprises locales pour leur proposer de sélectionner et de soutenir les projets qu’elles jugent les plus pertinents enfin une fois les projets financés et lancés, la Fondation Break Poverty réalise pendant 3 ans un suivi régulier de leur mise en œuvre. Ce suivi est transmis aux entreprises et aux territoires partenaires.

Il y a des résultats puisque la ville de Romans-sur-Isère à déjà expérimenté ce dispositif et quelques semaines ont suffi pour lever 220 000 euros auprès de 15 entreprises sur les 21 contactés, avec 6 projets comme l’ouverture d’un campus numérique délocalisé permettant l’accès aux études supérieures à 30 jeunes qui ne peuvent se déplacer.
 
Pour terminer, je reprendrais ce qui est en une de leur site internet « Ensemble, brisons le cycle de la pauvreté et donnons une chance à chaque enfant, car vous le savez à tous on peut tout.