« Il est urgent d’agir pour ne pas sacrifier une nouvelle génération »

Près de 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté en France. Parmi elles, un tiers sont des enfants.

Selon une étude récente de l’OCDE, Il faut 6 générations pour qu’un descendant de famille pauvre atteigne le revenu moyen en France. Notre ascenseur social est totalement en panne.

Nous ne pouvons pas nous résoudre à accepter ce déterminisme social qui laisse sur le bord de la route un grand nombre de nos enfants. Chaque enfant doit avoir sa chance, quelque soit son milieu d’origine. Il est urgent d’agir pour ne pas sacrifier une nouvelle génération.

L’Etat français et les collectivités locales ont déployé de nombreux dispositifs pour accompagner les plus vulnérables et pour essayer de juguler cette pauvreté endémique. Mais force est de constater que les mesures en place ne suffisent plus.

Partout en France les acteurs du social (associations, fondations, etc.) innovent et inventent de nouvelles approches pour répondre à l’ampleur des défis. Par leur ancrage territorial elles identifient des solutions au plus près des besoins du terrain.  Elles utilisent le levier du bénévolat pour maximiser leur portée à moindre coût. Elles mobilisent par la force de leurs réseaux. Mais faute de moyens, leurs actions restent d’une portée limitée.

Nous sommes convaincus que les entreprises peuvent jouer un rôle déterminant à leurs côtés. Certaines s’engagent déjà. Elles accueillent des jeunes en insertion, elles mobilisent leurs salariés sur des programmes de tutorat, elles travaillent avec des entreprises d’insertion, elles financent des programmes d’accompagnement scolaire…  Derrière chacune de ces actions il y a des enfants, des jeunes, qui croient souvent que l’entreprise ne leur ouvrira jamais ses portes. Et pourtant ces initiatives prouvent le contraire et contribuent à lutter contre l’exclusion des jeunes.  Il est essentiel de pouvoir les développer massivement.

Par leur présence territoriale, par leur potentiel d’insertion, par leurs salariés, par leurs moyens financiers, les entreprises peuvent faire la différence et permettre à de nombreux jeunes de sortir du cercle scandaleux de la pauvreté.

Avec Break Poverty Foundation qui promeut la mobilisation des entreprises en faveur des jeunes sur leur territoire, nous croyons en un nouveau modèle social où l’Etat, les acteurs associatifs et les entreprises travaillent ensemble afin que chaque enfant, chaque jeune, ait droit à sa chance.

 

Liste des signataires

François Dalens, Directeur Général au sein du Boston Consulting Group (BCG)
Hubert de Boisredon, Président Directeur Général d’Armor
Augustin de Romanet, Président du Groupe ADP
François Enaud, Président Directeur Général de FE Developpement
Jacques Gaillard, Co-Président d’Artelia
Henri Lachmann, Président du Conseil de Surveillance de Schneider Electric
Jay Nirsimloo, Président de KPMG
Arnaud Poupart-Lafarge, ancien Directeur Général de Nexans
Jacques van den Bosch, Directeur Général Krohne
Vianney Vaute, Cofondateur de Back Market
Serge Weinberg, Président fondateur de Weinberg Capital et Président du Conseil d’Administration de Sanofi