Journée internationale des droits des femmes : les femmes toujours plus touchées par la pauvreté que les hommes

Découvrez le portrait de Fatima

Lorsque Fatima pousse la porte de l’Epicerie Sociale et Pédagogique (ESP) pour la première fois, le sort de sa famille entière repose sur ses épaules. Divorcée suite à un mariage forcée, elle se retrouve seule à la tête d’une famille de trois enfants, dans un appartement qui ne lui appartient pas, sans ressource et sous la menace d’une expulsion. Chaque jour est une lutte, où elle se bat pour ne pas sombrer. Elle a 6 mois pour rembourser plus de 2 000€ de loyers impayés. 

Petit à petit, Fatima a su saisir la main qui lui était tendue. Chaque semaine, l’Épicerie lui permet de faire ses courses en ne payant que 10% du prix des articles qu’elle choisit, et avec le soutien d’un bénévole de l’association. Au-delà des provisions, c’est une oreille attentive qu’elle a pu trouver à l’Épicerie, grâce aux ateliers “Discute” : elle y évoque ses difficultés au quotidien. 

Pour une fois, Fatima est écoutée et entendue. C’est aussi ça l’Épicerie Sociale et Pédagogique : c’est prendre le temps d’écouter des personnes qu’on aborde trop souvent par le seul prisme de leurs difficultés financières, comme si le fait d’être dans le besoin annihilait tout le reste.

Sa santé financière, elle aussi, s’est améliorée. Au bout des 6 mois, Fatima avait déjà remboursé la presque totalité de sa dette. Mieux encore, Fatima est aujourd’hui inscrite à une remise à niveau en français, afin de pouvoir trouver un travail.

Des destins comme celui de Fatima, l’Épicerie en compte autant que de bénéficiaires. C’est pour cela qu’à Break Poverty, nous avons décidé de soutenir ce programme : pour qu’aucune femme, aucun enfant ne soit laissé pour compte.

En soutenant Break Poverty, ce sont notamment des femmes comme Fatima que vous aidez.

Tous égaux face à la pauvreté ?

Depuis 2017, l’Observatoire des Inégalités l’affirme : les taux de pauvreté des hommes et des femmes convergent autour de 8 %. On pourrait penser qu’au moins sur ce terrain, la bataille pour l’égalité a été remportée.

Enfin presque

En y regardant de plus près, on se rend vite compte que la situation des hommes et des femmes est inégalitaire en matière de pauvreté. Dès 18 ans, le taux de pauvreté des femmes dépasse d’un point celui des hommes. Il faut attendre l’âge de 50 ans pour voir l’écart se résorber.

Pour expliquer ces chiffres, regardons du côté de la structure familiale de ces foyers. Et là, les chiffres s’éclaircissent : 35% des familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté et 82% de ces familles monoparentales ont à leur tête…une femme. 

Seules pour subvenir au besoin de leur famille – souvent sans emploi, ou victimes de temps partiels morcelés et mal payés – ces femmes doivent faire face à une pauvreté monétaire qui influe directement sur les conditions de vie de leur famille. 

C’est cette profonde injustice que nous combattons chez Break Poverty, pour qu’aucune femme et aucun enfant ne soit laissé·e pour compte

Un autre virus se transmet en France : la pauvreté.J'AGIS
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