La prévention et la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes

En Octobre 2017, le Président de la République a annoncé le lancement d’une stratégie nationale de prévention et lutte contre la pauvreté. Pour mener à bien ce projet, Monsieur Olivier Noblecourt a été nommé délégué interministériel auprès de Madame Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

Une large concertation a été organisée afin de réunir les contributions de la société civile (notamment via une consultation en ligne), des acteurs locaux et nationaux de la lutte contre la pauvreté mais également des experts. Six groupes de travail ont été créés pour formuler des propositions d’actions sur les thématiques suivantes :

– Éradiquer la pauvreté des enfants
– Prévenir la vulnérabilité des jeunes et favoriser leur insertion
– Développer l’accompagnement global et les leviers de prévention de la pauvreté
– Accès aux droits et aux services, lutte contre le non-recours
– Un accompagnement renforcé dans la lutte contre l’exclusion
– Piloter la lutte contre la pauvreté à partir des territoires

Au terme de cette consultation, un rapport a été remis le 15 mars 2018 à Agnès Buzyn. Un accent particulier est porté sur des mesures ciblant les plus jeunes.

La première ambition de ce rapport est d’investir pour un accueil universel de la petite enfance. Pour y arriver, le rapport propose d’instaurer un continuum éducatif entre 0 et 6 ans fondé sur l’apprentissage de la langue française.

En matière d’insertion des jeunes, les recommandations proposées comprennent l’allongement de la période de formation obligatoire jusqu’à 18 ans, mais également la levée d’un certain nombre de freins à l’insertion sociale comme les questions de logement, de mobilité et de santé.

Pourquoi cette concentration sur les jeunes ? Apporter cette inflexion sur les enfants et les jeunes est essentiel car « c’est aujourd’hui le public qui est le plus directement victime de la pauvreté » (Noblecourt, Audition Assemblé Nationale 24/01/2018).

L’émancipation sociale par l’emploi est également un des objectifs cités dans le rapport. Parmi les stratégies proposées : offrir un accompagnement à l’emploi aux bénéficiaires de minima sociaux.

Dans ce domaine également, un accent particulier est mis sur les jeunes avec le repérage des jeunes invisibles (ceux qui échappent à tous dispositifs de soutien) mais également la proposition d’assouplir le dispositif Garantie jeunes et l’empêchement des sorties sèches des dispositifs destinés aux jeunes. L’objectif est d’élever le niveau de qualification pour permettre un accès à l’autonomie pour ces 800 000 Neet en France.

Le rapport relève enfin l’importance de l’accès aux droits avec un accent mis sur les enfants par un renforcement du rôle des PMI.

Pour découvrir plus de propositions, retrouvez le rapport ici