Covid-19 #Connexion d’urgence : 12000 ordinateurs envoyés

Seul 1 enfant sur 5 a repris le chemin de l’école le 11 mai. Pour les autres, et notamment les plus défavorisés, la rupture avec l’école continue. Sans ordinateur, un enfant sur quatre n’a eu aucun contact avec son professeur depuis le début du confinement et 65 % des enfants pauvres consacrent moins de deux heures par jour à l’école à distance.
Break Poverty et le collectif #Connexion d’urgence ont déjà envoyé plus de 12 000 ordinateurs à des enfants défavorisés et continuent à se mobiliser pour fournir 5 000 ordinateurs supplémentaires.

Le confinement creuse les inégalités scolaires et les parents pauvres craignent le décrochage de leurs enfants.

Selon un sondage IFOP réalisé pour Break Poverty Foundation, 3 familles sur 4 en France apprécient les mesures prises pour assurer l’école à distance.
En revanche, le constat est très différent chez les familles les plus modestes. 58 % des familles pauvres craignent un décrochage scolaire pour leurs enfants (contre 28 % pour les familles aisées).

Tous égaux face à l’école à distance ? Pas vraiment… 15 % des enfants de familles pauvres n’ont pas accès à un ordinateur pour faire leurs devoirs. 11 % n’ont pas de connexion Internet et 22 % n’ont pas d’imprimante. Le résultat est sans appel : 26 % des jeunes qui n’ont pas d’ordinateur à la maison n’ont eu aucun contact avec leur professeur depuis le début du confinement (versus 6 % pour ceux qui ont un ordinateur à la maison).

L’assiduité à l’école à distance en pâtit également : 65 % des enfants des familles pauvres passent moins de 2 heures par jour à suivre l’école à distance. Alors que 78 % des enfants des familles les plus aisées y consacrent plus de 2 heures par jour.

La maman d’un collégien témoigne : « Je travaille en EHPAD et mon salaire ne me permet pas d’acheter un ordinateur. Mon fils, en 5e, télécharge tous les fichiers sur son téléphone mais impossible de renvoyer les devoirs. Comment faire pour rattraper tout le travail en retard ? ». Ces appels à l’aide, que nos associations partenaires reçoivent tous les jours et en grand nombre, montrent bien le désespoir des familles en déconnexion avec l’école, faute de moyens technologiques.

[Retrouvez ici la synthèse de l’enquête menée par IFOP pour Break Poverty]

Plus de 12 000 ordinateurs envoyés en 6 semaines !

Dès l’annonce du confinement, la Fondation Break Poverty, en partenariat avec Emmaüs Connect, le Collectif Mentorat et la Fondation SFR, se sont unis pour créer ensemble le collectif #ConnexiondUrgence. Ce collectif a un seul objectif : fournir, dans les plus brefs délais, un ordinateur et une connexion à internet à 10 000 jeunes défavorisés. Les Secrétaires d’Etat Adrien Taquet, en charge de la Protection de l’enfance et Cédric O, chargé du Numérique, les ont rejoints afin de répondre notamment aux besoins de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Grâce aux soutiens du Ministère du Travail et du Ministère de la Santé et de la Solidarité, du Haut-Commissariat à l’Inclusion dans l’Emploi et à l’Engagement des entreprises, mais aussi grâce à la générosité de nombreuses entreprises, fondations et de citoyen-ne-s, l’objectif est atteint ! 12 400 ordinateurs sont d’ores et déjà distribués ou actuellement en cours d’acheminement vers des familles défavorisées.

Yvette, aide-soignante, Maman de Rebecca en CE2, témoigne de l’impact que cet ordinateur a pu avoir pour sa fille : « C’était difficile car nous ne pouvions utiliser que mon téléphone dont la batterie se décharge rapidement. Et un petit écran complique la lecture. Rebecca ne pouvait pas suivre les cours. Depuis que nous avons cet ordinateur, Rebecca peut travailler, discuter avec la maîtresse. C’est beaucoup plus facile pour elle, je suis très contente ! ».

Au-delà du confinement, un long combat à mener pour rattraper le retard et lutter contre les inégalités

Alors que de nombreuses questions subsistent sur la réouverture des écoles, Break Poverty Foundation et l’ensemble du collectif #ConnexiondUrgence restent mobilisés. Nous continuons à soutenir un grand nombre de jeunes qui ont malheureusement déjà pris beaucoup de retard dans leur scolarité.

5000 nouveaux ordinateurs doivent partir dans les prochains jours auprès de jeunes défavorisés et un appel massif est lancé aux bénévoles et salariés d’entreprises pour accompagner ces jeunes par du mentorat (www.lementorat.fr).

La mobilisation de tous, et notamment des entreprises, peut changer l’avenir d’un grand nombre de jeunes vulnérables. C’est le combat de Break Poverty Foundation.

Contacts presse :

  • Immédias : Jean-Claude Roux : 06 07 57 60 30 / Anne Rabasse : 06 62 59 41 41

Ils soutiennent l’opération

Fondation Total
Fondation de France
Fondation 29 Haussmann
Artelia
Fondation Vinci
Google
Fondation Groupe ADP
Fondation EDF
Logo fondation Rte pour EXE
Fondation Bel
Fondation Saint Gobain
BIC
Back Market
Groupe ARES
La Poste
C Discount
Microsoft
Caisse des dépôts
Simplon
Fondation Scaler
BNP Paribas
CDC Habitat
Fondation HRA pharma
SFR
Fondation Engie
Harmonie Mutuelle
Fondation CMA CGM
AXA
Institut de France
Facebook
Air France
Econocom
Société Générale
Acteur de mon avenir

Paroles de parents, de jeunes et de professeurs.

Des parents…

La Maman de Tom, 13 ans : « J’ai besoin de votre aide pour mon fils Tom, collégien de 13 ans que j’élève seule. Je n’ai pas les moyens d’acheter un ordinateur, donc il galère. Il avait déjà beaucoup de difficultés avant le confinement, je me suis battue pour qu’il s’accroche ; aujourd’hui il est démotivé, les cours et devoirs s’accumulent… Ma hantise est qu’il arrête totalement de travailler. »

Une maman de 4 garçons : « Nous n’avons pas d’ordinateur à la maison. Les enfants utilisent mon téléphone à tour de rôle. La journée n’est pas assez longue pour arriver au bout de tout ce qu’on demande aux enfants, c’est décourageant. »

Des jeunes…

Une lycéenne, en seconde, et sans ordinateur : « Mes petites sœurs de CE1 et CE2 sont elles aussi en difficulté. Notre père a eu un accident grave en 2011, il n’a que l’AAH comme ressource… »

Une étudiante en médecine : « je vis avec ma mère qui est enseignante stagiaire et parent isolé avec deux enfants à charge. L’absence d’ordinateur est un véritable handicap pour nous, ses filles. Mais également pour elle puisqu’elle doit dispenser des cours virtuels à ses élèves. Je suis terriblement stressée. Sans ordinateur, la poursuite de mes études est pour moi mission impossible. »

Des enseignants et principaux de collèges

Une principale de collège en Seine Saint Denis : « Nous avons beaucoup de mal à assurer la continuité pédagogique avec nos élèves, et n’avons aucune nouvelle de certains d’entre eux. Je suis en lien avec d’autres collèges REP+ de la région. Nous sommes tous très inquiets pour l’avenir scolaire de ces jeunes. Beaucoup, connaissaient déjà d’énormes difficultés scolaires avant le confinement. Obtenir des ordinateurs serait salutaire. »

Une enseignante dans un collège en région parisienne : « Je suis enseignante au collège. Notre classe accueille des enfants de migrants. Ils sont hébergés en centres d’urgence et à l’hôtel. La plupart des familles n’ont pas de carte SIM, certaines sont sans portable. Dans ce contexte, impossible d’assurer un suivi scolaire, nous n’avons aucune nouvelle de la majorité d’entre eux. Il faut les aider, le lien avec l’école est vital pour ces enfants ! »

Et pour ceux qui ont reçu un ordinateur

Moïse, élève de 4e qui, sans équipement informatique, suivait l’école tant bien que mal : « ce n’était vraiment pas évident, je chargeais tout sur le téléphone portable mais impossible de renvoyer mes devoirs car l’espace de stockage était insuffisant. Je suis très heureux d’avoir cet ordinateur ».

Aissata, élève de primaire à Strasbourg : « Merci à tous ceux qui ont rendu cela possible ! Une bénévole m’accompagne par WhatsApp pour finaliser l’installation de l’ordinateur, je vais pouvoir faire mes devoirs beaucoup plus facilement ! ».



Coronavirus : une double peine pour les plus vulnérables. Mobilisons-nous ! JE DONNE
+